Le premier maringouin que je vois, je le frenche

jimifilm:

Délicieux mots de Suzanne Richard (auteur) sur notre hiver madelinot.

Originally posted on Suzanne Richard :

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(Titre : Citation d’un auteur inconnu) Texte d’humeur d’hiver 19 mars.

Une autre. Ceux qui ont passé l’hiver ici savent de quoi je parle. C’est comme dans Harry Potter on n’ose plus nommer La chose. Depuis la fin janvier on s’éveille le matin, on pèse le piton de l’objet qui nous a réveillé et on se glisse la tête dans les rideaux. Puis tout de suite on court vérifier auprès d’une source fiable si ce qu’on voit, c’est ce qu’on a. Y a des matins je vous dis, on voit pas grand-chose.

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Les Jours de Pluie sont ‘underrated’ – Méditation, productivité et café.

Le titre n’a pas tellement rapport avec l’article. Mais bon.

Je vais prendre goût à écrire des articles bientôt. Ce que j’aime le plus, c’est de croire profondément que personne ne me lit. Je me trompe peut-être!? Alors. Aujourd’hui il pleut. Je voulais aller faire de la planche à neige, ma nouvelle passion. J’aimerais être capable de faire un TRICKS avant la fin de l’hiver (le 21 mars). *Update: C’est raté!*

Ce n’est pas impossible, mais puisque je me suis légèrement blessé à la cuisse à ma dernière descente, ça retarde mes futurs exploits. D’ici là, je continue le gym…

Pourquoi j’aime penser que personne ne me lit? Parce que j’ai découvert cette année que la pression social était une mauvaise chose pour les artistes. Je l’ai appris à mes dépends. Je veux dire, je pensais que se mettre de la pression pour terminer un projet était une bonne chose. Je pensais que c’était LÀ meilleure façons d’être sûr et certains que c’était la meilleur façons de terminer un projet qui nous tient à coeur. Mais c’est faut. Ou pas tout à fait vrai. Plus les gens attendent, plus ils ont des attentes face au projet en question, plus l’artiste a de la pression, plus il hesite, plus il a peur…black out. C’est la panne sèche.

Le problème quand tout le monde SAIT que vous bossez sur un gros projet, c’est que TOUT LE MONDE SAIT QUE VOUS ÊTES SUPPOSÉ BOSSER SUR CE PROJET et tout le monde veut savoir où vous en êtes… Au début c’est drôle et on répond fièrement «Oui! Ça avance bien! J’ai presque fini ça et après je commence ça… » et là le temps passe et les imprévues arrivent. ET D’AUTRES IMPRÉVUES ARRIVENT. Le projet est retardé… Le temps passe et les gens continuent de vous demander « EH! Et ton PROJET? C’est rendu où? ». C’est là qu’on commence à bégueyer. Les mains moites. Les lèvres qui tremblent. Les années passes vite et le projet est toujours là sur l’étagère à projets…

Là on vous demande encore « Hey! Mais c’est rendu où avec ce projet là? » et la réponse ressemble beaucoup à «ESTI! Parle-moi en même pas!»  Nous sommes fâché après nous. Nous pensons parfois au suicide. Pourquoi? Parce que pas une journée ne se passe sans que l’on angoisse à propos de cet esti de projet de marde qu’on hais! JE LE HAIS! Il nous reste deux options, s’arracher la tête ou finir le projet. Dans tout les cas il faut en finir. On pleur dans la douche. On pleur dans le lit. On pleur devant la page blanche. « Pourquoi j’ai dit à tout le monde que je travaillais là-dessus avant d’avoir commencé!?!?!?!»

Inspirez.

Expirez.

Ça suffit. Prend une pause. Prend du recule. Tout à l’air gigantesque quand on regarde avec un microscope. Sors dehors et regarde les oiseaux. Fais l’amour (pas avec les oiseaux!) Ris avec tes amis. Fais-toi de nouveaux amis. Goûte à la vie un peu. Essais le sport. Sors de chez vous. T’as le droit de te planter, mais faut que tu descende la butte pour pouvoir faire un tricks en planche à neige. Alors descend la butte. Si tu te plante, tu la remontera et tu va recommencer. Si tu te blesse, tu va guérir. Mais attend pas que la neige fonde, car tu ne pourra plus faire de planche à neige. Et tu vas devoir encore attendre un an avant de réessayer.

Blog personnel d'un bidouilleur d'histoires Audio-Visuel.

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