Les jours de pluie sont « underrated » – Méditation, productivité et café.

Le titre n’a pas tellement rapport avec l’article. Mais bon.

Je vais prendre goût à écrire des articles bientôt. Ce que j’aime le plus, c’est de croire profondément que personne ne me lit. Je me trompe peut-être!? Alors… Aujourd’hui il pleut. Je voulais aller faire de la planche à neige, ma nouvelle passion. J’aimerais être capable de faire un TRICK avant la fin de l’hiver (le 21 mars). *MÀJ: C’est raté!*

Ce n’est pas impossible, mais puisque je me suis légèrement blessé à la cuisse à ma dernière descente, ça retarde mes futurs exploits. D’ici là, je continue le gym…

Pourquoi j’aime penser que personne ne me lit? Parce que j’ai découvert cette année que la pression sociale était une mauvaise chose pour les artistes. Je l’ai appris à mes dépens. Je veux dire, je pensais que se mettre de la pression pour terminer un projet était une bonne chose. Je pensais que c’était LA meilleure façon d’être sûr et certain de terminer un projet qui nous tient à cœur. Mais c’est faux. Ou pas tout à fait vrai. Plus les gens attendent, plus ils ont des attentes face au projet en question; plus l’artiste a de la pression, plus il hésite, plus il a peur et là…black out. C’est la panne sèche.

Le problème, quand tout le monde SAIT que vous bossez sur un gros projet, c’est que TOUT LE MONDE SAIT QUE VOUS ÊTES SUPPOSÉ BOSSER SUR CE PROJET et tout le monde veut savoir où vous en êtes… Au début, c’est drôle et on répond fièrement «Oui! Ça avance bien! J’ai presque fini ça et après je commence ça…» et là le temps passe et les imprévus arrivent. ET D’AUTRES IMPRÉVUS ARRIVENT. Le projet est retardé… Le temps passe et les gens continuent de vous demander «HÉ! Et ton PROJET? C’est rendu où?». C’est là qu’on commence à bégayer. Les mains moites. Les lèvres qui tremblent. Les années passent vite et le projet est toujours là, sur l’étagère à projets…

Là on vous demande encore «Hé! Mais c’est rendu où avec ce projet là?» et la réponse ressemble beaucoup à «ESTI! Parle-moi en même pas!»  Nous sommes fâchés envers nous-mêmes. Nous pensons parfois au suicide. Pourquoi? Parce que pas une journée ne se passe sans que l’on angoisse à propos de cet esti de projet de marde qu’on haït! JE LE HAIS!

Il nous reste deux options: s’arracher la tête ou finir le projet. Dans tous les cas, il faut en finir. On pleure dans la douche. On pleure dans le lit. On pleure devant la page blanche. «Pourquoi j’ai dit à tout le monde que je travaillais là-dessus avant d’avoir commencé!?!?!?!»

Inspire.

Expire.

Ça suffit, qu’on se dit. Prends une pause. Prends du recul. Tout a l’air gigantesque quand on regarde avec un microscope. Sors dehors et regarde les oiseaux. Fais l’amour (pas avec les oiseaux!) Ris avec tes amis. Fais-toi de nouveaux amis. Goûte à la vie un peu. Essaie le sport. Sors de chez vous. T’as le droit de te planter, mais faut que tu descendes la butte pour pouvoir faire un trick en planche à neige. Alors descends la butte. Si tu te plantes, tu la remonteras et tu vas recommencer. Si tu te blesses, tu va guérir. Mais attends pas que la neige fonde, car tu ne pourras plus faire de planche à neige. Et tu vas devoir encore attendre un an avant de réessayer.

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