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Deadline

Grosse semaine. Plein de choses
Des choses personnelles. Des choses professionnels. Des choses externes. Des choses interne.

J’ai fini mon dernier contrat de création vidéo en 2016 à 1h ce matin. Mon dernier parce que j’arrête de faire ça pour un moment. Je suis brûlé.

Je suis pas prêt. Je pars de Montréal aujourd’hui. Je fini de travailler au bureau à 13h00. J’arrive à l’appartement à 13h30. Je fini de ramasser mes affaires. Je passe le balais sur ma vie en ville. Pour 4 mois en tout cas. J’ai pas le temps de manger. J’ai pas le temps parce que j’ai pas vraiment changer cette année. Je gère encore mal mon temps. Je pars de la ville à 15h00. J’ai pas fais mes bagages encore. Yé!

Ça me prends des deadlines pour finir mes projets. La preuve. Je fini tous ce que j’ai à faire depuis un mois en quelques jours (et même quelques heures en fait).

Anyway. J’arrive aux îles Dimanche.

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Les câlins virtuels

J’ai pas envie de parler du fait qu’on est de plus en plus isolé depuis l’arrivée des internets. J’en parlerai pas. Je dirai pas que les réseaux sociaux nous séparent de nos vrais amis. Parce que je m’en câlisse. Comme écrire avec une structure. FUCK LES STRUCTURES. FUCK TOUTES.

Je m’en fou parce que j’ai pratiquement toujours été tout seul. A l’adolescence en tout cas. Enfermé chez nous parce que personne ne m’invitait aux parties. Chez nous tout seul, je me disais que TOUT LE MONDE avait du fun sauf moi…

…Je sais plus où j’allais. Quelqu’un vient de me texter un émoticône qui fait un câlin…

Bref. À l’adolescence, j’ai manqué de contactes humains. De social. DE CÂLINS.

Le trucs, c’est que depuis presque toujours, quand je feel pas, les amis m’envoient des câlins virtuels. « Je te fais un câlin à distance ». Comme si c’était dangereux de me toucher. Je suis pas contagieux. J’ai pas la lèpre. Je comprends qu’on est pas dans la même maison et que ça implique de l’énergie et du temps pour te déplacer… mais bon.

Quand un ami est down. Il faut lui faire un vrai câlin. C’est important. J’ai secrètement envie que quand je te texte que je vais pas bien, tu débarque sans prévenir chez moi. Et quand j’ouvre la porte, tu m’écrase entre tes bras. Sans plus. Pas besoin de rester.

Savais tu que?

Un câlin permet également de libérer des hormones appelées sérotonine et dopamine, qui ont un effet sédatif et produisent une sensation de tranquillité, de bien-être et de calme.

Le coeur d’un enfant.

Je jouais de la musique dans un café. C’était super. À la fin d’une de mes chansons, une petite fille qui est souvent là quand je joue s’avance et me dit:

C’est ma chanson préférée. Je parle aussi espagnole et allemand!

Ça m’a fait mourir de rire. Genre beaucoup. Ça m’a aussi rappelé que des fois on réfléchit trop à « quoi dire » dans certaines situations. « Mais qu’est-ce que les gens vont penser si je dis ça!? » Faut pas. Faut arrêter de penser. C’est beaucoup mieux de dire n’importe quoi et d’avoir du fun, même si ça ne fait aucun sens, que d’angoisser sur le poids de chaque mot. Donc, arrête de penser et laisse le flow couler. Pas de pression. Et comme dirait Jean Leloup:

Laisse-toi hhhhhhhhâler!