Les câlins virtuels

J’ai pas envie de parler du fait qu’on est de plus en plus isolé depuis l’arrivée des internets. J’en parlerai pas. Je dirai pas que les réseaux sociaux nous séparent de nos vrais amis. Parce que je m’en câlisse. Comme écrire avec une structure. FUCK LES STRUCTURES. FUCK TOUTES.

Je m’en fou parce que j’ai pratiquement toujours été tout seul. A l’adolescence en tout cas. Enfermé chez nous parce que personne ne m’invitait aux parties. Chez nous tout seul, je me disais que TOUT LE MONDE avait du fun sauf moi…

…Je sais plus où j’allais. Quelqu’un vient de me texter un émoticône qui fait un câlin…

Bref. À l’adolescence, j’ai manqué de contactes humains. De social. DE CÂLINS.

Le trucs, c’est que depuis presque toujours, quand je feel pas, les amis m’envoient des câlins virtuels. « Je te fais un câlin à distance ». Comme si c’était dangereux de me toucher. Je suis pas contagieux. J’ai pas la lèpre. Je comprends qu’on est pas dans la même maison et que ça implique de l’énergie et du temps pour te déplacer… mais bon.

Quand un ami est down. Il faut lui faire un vrai câlin. C’est important. J’ai secrètement envie que quand je te texte que je vais pas bien, tu débarque sans prévenir chez moi. Et quand j’ouvre la porte, tu m’écrase entre tes bras. Sans plus. Pas besoin de rester.

Savais tu que?

Un câlin permet également de libérer des hormones appelées sérotonine et dopamine, qui ont un effet sédatif et produisent une sensation de tranquillité, de bien-être et de calme.

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Le coeur d’un enfant.

Je jouais de la musique dans un café. C’était super. À la fin d’une de mes chansons, une petite fille qui est souvent là quand je joue s’avance et me dit:

C’est ma chanson préférée. Je parle aussi espagnole et allemand!

Ça m’a fait mourir de rire. Genre beaucoup. Ça m’a aussi rappelé que des fois on réfléchit trop à « quoi dire » dans certaines situations. « Mais qu’est-ce que les gens vont penser si je dis ça!? » Faut pas. Faut arrêter de penser. C’est beaucoup mieux de dire n’importe quoi et d’avoir du fun, même si ça ne fait aucun sens, que d’angoisser sur le poids de chaque mot. Donc, arrête de penser et laisse le flow couler. Pas de pression. Et comme dirait Jean Leloup:

Laisse-toi hhhhhhhhâler!

Pour éviter l’épidémie… Il faut couper l’arbre malade

C’est difficile de couper un arbre remplie d’expériences. Les années s’accumulent, son tronc s’élargit, il gagne en hauteur et des oiseaux y font leur nid. Mais un beau jour, l’arbre qui nous remplissait de bonheur chaque jour tombe malade. Il reçoit la visite d’un indésirable insecte qui s’incruste de plus en plus en lui. Les problèmes se multiplie. Au début on lui dit que c’est pas grave, que ça va passer. On lui fait des câlins. On lui donne de l’attention et on le fait traiter… Mais arrive l’inévitable. On réalise que son problème est contagieux et touche tous les arbres qui l’entoure. La seule solution maintenant, c’est de l’abattre. Il faut le séparer des autres arbres avant que la forêt y passe…

Mais couper l’arbre n’est pas facile. Il prends beaucoup de place. Il y a toujours le danger qu’il tombe sur d’autres arbres au passage… Ou qu’il nous tombe dessus et qu’on meurt! C’est un risque qu’il prendre pour éviter le pire.

Que ce passe t’il après? Un nouvel arbre pousse. Une nouvelle vie commence.

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Bidouilleur d'images, raconteur de palabres, constructeur de chansons et créateur de malaises.